mercredi 25 avril 2012

Le Sommeil de la Cité


Marchent les rues, remontent les collines
Traversent les passages en ignorant les ravines
Je suis toujours un intrus dans tes journées libertines
Et j’arpente comme des chemins de croix, tes origines

Jamais je n't'ai vue passer sous les fourches caudines
Dans les heures même où tu émanais des relents d'aluine
Mais t'as déjà connu d’autres retrousseurs de babines 
Et pour le reste du monde tes règles sont sibyllines

Et moi je
Survis à ton sommeil
Comme on peut
Lézarder sous ton soleil

Je deviens ingénu quand ta lumière se décline
S’écoule le temps se dépose la patine
Au milieu des avenues tes talons, tes bottines
Se sont imprimées, incrustées dans mes rétines

Toi la nuit émue, qui regarde les jetées salines
Vois tes lueurs éteintes quand ont fui les berlines
Les ténèbres se sont tues, ta voix est sous-marine
Je caresse à mains nues tes pointes angevines

Et moi je
Survis à ton sommeil
Comme on peut
S’enivrer à ton éveil

Moi qui ai jamais su te dire combien tu me fascines
J’y pense parfois, entre deux bouffées de nicotine

J'y pense et je
Survis à ton sommeil
Comme on peut
Suivre les courbes de Marseille

Moi qui ai jamais su te dire combien tu me fascines
J’y pense parfois, entre deux bouffées de nicotine.









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