Marchent les rues, remontent les collines
Traversent les passages en ignorant les ravines
Je suis toujours un intrus dans tes journées libertines
Et j’arpente comme des chemins de croix, tes origines
Jamais je n't'ai vue passer sous les fourches caudines
Dans les heures même où tu émanais des relents d'aluine
Mais t'as déjà connu d’autres retrousseurs de babines
Et pour le reste du monde tes règles sont sibyllines
Et moi je
Survis à ton sommeil
Comme on peut
Lézarder sous ton soleil
Je deviens ingénu quand ta lumière se décline
S’écoule le temps se dépose la patine
Au milieu des avenues tes talons, tes bottines
Se sont imprimées, incrustées dans mes rétines
Toi la nuit émue, qui regarde les jetées salines
Vois tes lueurs éteintes quand ont fui les berlines
Les ténèbres se sont tues, ta voix est sous-marine
Je caresse à mains nues tes pointes angevines
Et moi je
Survis à ton sommeil
Comme on peut
S’enivrer à ton éveil
Moi qui ai jamais su te dire combien tu me fascines
J’y pense parfois, entre deux bouffées de nicotine
J'y pense et je
Survis à ton sommeil
Comme on peut
Suivre les courbes de Marseille
Moi qui ai jamais su te dire combien tu me fascines
J’y pense parfois, entre deux bouffées de nicotine.