dimanche 20 mai 2012

Overlander 18

Là, dans cet endroit, au fond des draps,
c’est là que je m’suis posé des questions
Au fond du verre, fondu en l’air,
je m’suis posé des putains de questions
Là, tête à l’envers, fichu en l’air,
c’est là que je m’suis posé des questions
Là, tout à l’endroit, froid dans les draps,
je m’suis posé des putains de questions

Et toi, toi tu m’ennuies,
Je pose des questions mais tu restes endormi
J’continuerai à parler quand même

Là, dans le grand froid, le fond des draps,
c’est là que je m’suis posé des questions
Au fond du verre, fondu mes nerfs,
je m’suis posé des putains de questions

Et toi, toi tu m’ennuies,
Et moi, j’ai pas dormi
Et toi, toi, toi, toi, toi tu m’ennuies
Et moi, moi moi moi, moi je m’ennuie

Là, tête à l’enfer, foutu en l’air,
c’est là que je m’suis posé des questions
Tu as le choix, l’froid ou mes bras,
je m’suis posé cette putain de question
Là, dans cet endroit, j’ai plus de drap,
c’est là que je m’suis posé des questions
Tu as pas l’choix, savoir quoi faire,
je m’suis posé cette putain de question

Je sais que tu n’dors pas vraiment
Je sais que tu n’dors pas vraiment
Je sais que tu n’dors pas vraiment
Je sais que tu n’dors pas vraiment
Je sais que tu n’dors pas vraiment
Tu sais que tu n’m’ennuies pas vraiment
Je sais que tu n’dors pas tu mens







lundi 14 mai 2012

Overlander 17

Je crois qu’on est arrivé
A une apothéose
Chargé d’électricité
Je frôle la névrose
Je crois qu’on a fait ployer
Un système de psychose
Même si t’es pas rassuré
J’m’occup’rai de ta dose

Je crois qu’ton teint a changé
Tu tires vers le bleu
T’as pas l’air d’bien encaisser
Et ça m’amuse un peu
Je crois qu’tu devrais te lâcher
T’aurais l’air moins nauséeux
Le chang’ment de réalité
C’est ça qui t‘rend nerveux

Regarde, c’est ça, d’être en équilibre
Regarde, c’est comme en chute libre
d’être en équilibre
d’être en équilibre
d’être en équilibre

Je crois qu’on a perdu pied
Y’a déjà quelques cycles
Mais de loin l’plus insensé
C’est la peur de l’hémicycle
J’crois qu’crever pour des idées
C’est un peu trop facile
On peut toujours espérer
L’abolition des missiles

Je crois qu’tu f’rais mieux d’rentrer
Reprendre tes habitudes
Ca t’ira mieux d’rêvasser
Bien dans la multitude
Je crois qu’tu f’rais mieux d’oublier
Et garder tes certitudes
Tu sais bien que la liberté
C’est la solitude

Regarde, c’est ça, d’être en équilibre
Regarde, c’est comme en chute libre
d’être en équilibre
d’être en équilibre
d’être en équilibre







jeudi 3 mai 2012

Les Faits Blessent

Il a les dents longues,
Longues à en rayer le parquet
La justice s’en lave les ongles
Elle a d’autres lions à fouetter

Il a les dents blanches
La pureté version désincarnée
T’as beau monter sur les planches
T’égaleras pas la chance du bien-né

Après lui, après lui, le déluge
Après lui, mais c’est pas nous les juges
Après lui, après lui, le chaos
Après lui, mais on s’ra déjà là-haut

Il a les mains vermeilles
Comme si c’était sa couleur d’origine
Mais dès qu’tu finis ta bouteille
C’est lui qui te lèche les babines

Il a les mains douces
Le cambouis c’est pour les autres
Mais il connaît mieux le p’tit Larousse
C’est là mon vieux, que tu te vautres

Après lui, après lui, le déluge
Après lui, mais c’est pas nous les juges
Après lui, après lui, le chaos
Après lui, mais on s’ra déjà là-haut

Il a la tête bien pleine, oui,
Il a lu les satyres et les pamphlets
Pendant qu’tu finissais ton whisky
Il contemplait déjà sa toile tissée

Il a la tête partout affichée
Tu peux plus l’voir, mais c’est fait
Tu n’l’as pas vu arriver
C’est là mon vieux, qu’on s’est trompé

Après lui, après lui, le déluge
Après lui, mais c’est pas nous les juges
Après lui, après lui, le chaos
Après lui, mais on s’ra déjà là-haut